Lazare HOCHE - On ne devient pas républicain en un jour ; et ceux qui achètent la liberté aussi cher l'aiment rarement...

Lazare HOCHELazare HOCHE (1768-1797) : "Mes 27 ans ne trouvent pas grâce devant mes détracteurs. Mais qu'ils le sachent bien ! quand, la tête penchée sur la carte du pays insurgé, je songe aux moyens de terminer cette guerre et d'épargner le sang français, quand la main sur le coeur, je sonde ma conscience, mes intentions, mon patriotisme, quel que soit mon âge, je me sens digne de commander."

 

 

Lazare HOCHE - Lettre au Directoire, le 14 Pluviose an V :  "N'est-il pas à craindre, que les Commissaires, dont les mœurs, les goûts et les usages ne peuvent être les mêmes que ceux des habitants des bords du Rhin, ne dégoûtent ces derniers de la Révolution française et du Gouvernement républicain ? ... Ne serait-il pas plus convenable et utile de rendre aux habitants des pays occupés par l'Armée de Sambre-et-Meuse, leurs administrations naturelles, les baillis, et aux biens ecclésiastiques leurs chapitres ? L'économie semble réclamer cette mesure que la politique ne désavoue pas. Qui assurera qu'elle n'attirera pas à la République les cœurs aliénés par les brusqueries et les fautes des administrateurs français ?

L'expérience doit nous avoir corrigés de notre manie de vouloir municipaliser l'Europe, et, en supposant que la paix nous laisse strictement la rive gauche du Rhin pour limite, je doute qu'on doive établir dans le Palatinat, le Hünsruck, l'Archevêché de Trèves, le Duché de Berg, etc... le régime constitutionnel. On ne devient pas républicain en un jour ; et ceux qui achètent la liberté aussi cher l'aiment rarement..."


 

Source: Paul TIRARD, Eloge de HOCHE pacificateur du Rhin, Imprimerie Les Presses Modernes, Paris.

Paul TIRARD (1879-1945), conseiller d'État.

Photo : © Bénédicte.B, Place HOCHE - 78000 VERSAILLES


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